lundi, 01 septembre 2008

Vuelta a la escuela

ecuador 3224.jpgAprès un dimanche pluvieux dans les rues désertes de Cuenca, l'heure du retour à Quito arrive. On rejoint notre famille et notre quartier: Pisuli, le Plan, Sarah, Serrine et Greg. Ce lundi tout le monde est en effeverscence: aujourd'hui c'est la rentrée des classes !!

En Equateur les enfants ont classe par demi-journée. Les enfants du Plan ne dérogent pas à la règle: pendant qu'une moitié des niños a école le matin, l'autre rejoint Rocio, Rosa, Alonzo et Pato dans les locaux de la paroisse pour les cours de soutien scolaire. Et vice versa l'après-midi.

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Pour ce premier jour d'école la journée est un peu spéciale. On part avec les volontaires accueillir les enfants pour la distribution des uniformes ! C'est Ecuasol qui se charge des inscriptions payantes et de fournir à chacun l'uniforme de son école gràce au soutien de tous les parrains. C'est aussi un peu l'occasion de faire le recencement des enfants: tout le monde se retrouve en file indienne devant Gregorio qui contrôle les pointures pour les chaussures et les tailles pour les pantalons ou les jupes! Dès la distribution terminée les plus petits partent dévaliser les placards pour récupérer des jeux de Uno, Quien es?, puissance 4 ou mikado, alors que les plus grands discutent chiffons ou vont parler plus sérieusement de leur avenir avec les volontaires.

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Pour nous c'est la despedida, ce soir ce sera notre dernière soirée endiablée au Pobre Diablo entourés des volontaires et de leurs amis. Alors c'est avec une grande émotion que nous revoyons tous les bambins après nos quelques jours de crapahutage équatorien.



Muchas gracias a todos para estos momentos. Bravo à ECUASOL et à son action au sein de Pisuli. Maintenant que vous connaissez tout des niños et du barrio, faites comme nous: devenez parrain ou marraine ;)

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dimanche, 31 août 2008

Buen provecho a todos !

Voici un petit tour culinaire de ce que nos papilles ont apprécié tout au long du séjour. Miaam!

Les bons petits plats végétariens à l'appart:

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Les nombreux almuerzos, toujours avec la soupe aromatisée poulet: mais qu'est-ce qu'tu manges doudou dis donc ?
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Les petits encas latino-americains en passant par les enchiladas et les patacones:

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Le ceviche de fruit de mer à Puerto Lopez et les gâteux multicolores des supermercados:

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Et le célèbre cuyo (cochon d'inde, oui oui) de Cuenca arrosé de Pilsener, la bière locale "Ecuatoriamente refrescente" !

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samedi, 30 août 2008

Páramo para mi

6h45 du mat, on est encore à la bourre...

Aujourd'hui nous avons planifié un treck dans le parc national du Cajas. Le seul bus qui amène assez tôt au poste forestier, entrée du parc, part à 7h00 du terminal Sud. Il faut se dépécher, nous sautons sans réfléchir dans le 1er bus croisé à la sortie de notre hotel qui nous dépose bien au terminal Sud, mais 5min trop tard... Nous voilà en plan sur le trottoir à nous lamenter sur notre treck raté. Mais quelques equatoriens s'en mèlent et ils arrêtent pour nous voitures et camionnettes pour finalement nous faire monter dans un vieux car direction le Cajas !!

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Dans ce parc parsemés de plus de 200 lacs, il fait froid, très froid, et souvent il pleut. Ce fut le cas. Nous avions mis tous nos vêtements encore propres: treillis, double t-shirts, polaire, veste et k-way, nos bonnets péruviens + évidement les pompes percées de Toup et mes zapatos quemados*

mini_ecuador 3110.jpgIl est 8h00 quand nous arrivons à l'entrée du parc, le ciel est gris. On récupère la carte et les conseils du garde forestier: au programme une rando de 6 heures environ, on commence par l'ascencion de l'Ajahuaico pour le point de vue, ensuite il faudra couper en hors piste pour rejoindre le chemin de randonnée classique qui fait le tour des lagunes pour finir à la limite  Est du parc.

A partir de là nous avons changé de dimension. Nous n'avons plus croisé âme qui vive, humain ou animal (si tant est que les animaux aient une âme, mais c'est un autre débat), nous nous sommes retrouvé au milieu d'un paysage fait de montagnes et de lagunes, de bois aux arbres enchevettré à l'allure fantômatique, de plantes incongrues et d'un sol spongieux. Le froid, le vent et l'humidité par dessus, certains pourraient presque y voir un passage vers Ktulu ou autres mondes engloutis. Mais sachez tout simplement que celà s'appelle le paramo!

Nous commençons confiant par le sentier qui longe la laguna Toreadora. A la première intersection on décide de prendre à droite. Au bout d'une demi heure il est clair que l'on s'est trompé. Demi tour pour prendre le chemin de gauche. Rebelote, le chemin descend alors que nous devrions entamer l'ascension prévue. Le providence met un garde forestier (la seule personne croisée) sur notre sentier. Il nous montre alors un 3ième sentier, complètement caché par la végétation. Introuvable.

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Nous voilà donc en train de grimper cette fois, naviguant à vue tellement le sentier est inexistant. 1h30 plus tard nous sommes au sommet: 4200m, des flocons de neige et une vue imprenable sur les lagunes glaciales des alentours qui scintillent dans ce paysage désolé. On peut distinguer au Nord le chemin que nous devons rejoindre, par delà ce qui ressemble fort à un marécage, entre 2 lacs, et bien sûr le versant nord de la montagne à descendre.

mini_ecuador 3006.jpgLe trajet direct pourrait sembler le plus simple, mais nous sommes obligés de faire plusieurs fois demi tour pour contourner des falaises ou certains passages un peu trop abruptes. Marcher au milieu de ces montagnes, dans cette immensité vierge, à tracer notre propre chemin provoque un sentiment bizarre de liberté et d'angoisse de ne pas atteindre notre but. C'est sans doute ça qu'on appelle l'aventure ?

On arrive finalement au pied de la montagne, de l'autre côté de l'Ajahuaico. Le reste ne devrait être qu'une partie de plaisir: un plateau herbeux au milieu des lagunes! Sauf que ces tapis d'herbes grasses sont la parties immergées du paramo. En dessous on entend de l'eau couler. On évite de s'enfoncer, on contourne beaucoup mais finalement nous sommes arrêtés par un large ruisseau par-dessus lequel aucune plante n'a squatté. En face la rive paraît saine. Paraît simplement ... Quand le poids du pied, de la jambe, de tout le corps se pose dessus suite au saut olympique nécessaire, le sol se dérobe. Le pied s'enfonce comme dans une éponge imbibée d'eau, puis  dans le boue. Et la jambe suit. Et le deuxième pied atterri pour s'enfoncer à son tour... Toup trouve rapidement un guet un peu plus loin.

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La pause casse croute bien méritée se fait au bord de la lagune. Au menu: pain, mayo, tomate et jambon. Mais pas question de sécher, il s'est remis à pleuvoir.

On termine la traversée de ce marécage comme si on marchait sur des oeufs. On atteint finalement le sentier, il doit être 13h. 3h de randos nous attendent encore avant de rejoindre la route. La boue sèche petit à petit sur le pantalon pendant que le paysage change. Nous croisons d'autres lagunes et cascades et au bout d'un moment apparaissent les premiers conifères. On voit quelques haciendas en contre bas et un peu plus loin la route. C'est là qu'on se posera bien claqués par les 8 heures d'aventures que nous venons de vivre. Un peu de stop pour finir, un car s'arrête finalement sur le bord de la route pour nous ramener au Monarca à Cuenca.

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*chaussures cramées

vendredi, 29 août 2008

Que tan lejos ...

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Cuenca, la ville coloniale classée par l'UNESCO où nous avons croisé Jesus, personnage haut en couleur héros du film équatorien "Si loin".


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Nous y avons établi notre quartier général pour les 3 jours à venir. Au programme visite du musee Pumapungo pour y voir le site archeologique Inca et les têtes réduites des Shuar. Emplette de Panamas, chapeau qui comme son nom ne l'indique pas, vient tout droit d'Equateur. Et dégustation du plat local, du mignon petit cochon d'Inde, el cuyo !




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jeudi, 28 août 2008

Los Galapagos del pobre

ecuador 2792.jpgPendant que Marion et Françoise sont en route pour Quito, Gwenola, Toup et moi nous préparons à traverser le pays direction la plage !!
Voyage épique en car, de nuit, via Tena, Guayaquil et Puerto Viejo.

"Guayaquil City va a reventar; Tanto calor ne se puede aguantar" chante la Mano Negra. Nous préférons éviter l'explosion urbaine, pour le calme d'un bungalow vue sur mer dans le joli village de Puerto Lopez. Aaaah, ça sent les vacances "doigts de pied en éventail"!

Nous profitons de l'après-midi pour nous rassénérer du voyage légèrement crevant en nous baignant dans les eaux chaudes et souffrées d'Agua Blanca. Le soir on profite des petits restos, de l'artisanat local, et surtout des coktails sur la plage allongés dans nos transats autour du feu.

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ecuador 2835.jpgLe lendemain nous attend une surprise de taille: les baleines à bosse! Et oui, nous voilà embarqué sur un petit rafiot direction Isla de la Plata, "les Galapagos du pauvre", et comme pour nous souhaiter la bienvenue cet énorme mammifère marin se montre pour son impressionnante danse nuptiale.
Quelques emcablures plus loin nous accostons au milieu des tortues sur cette île blanche de guano. Là bas l'accueil est moins chaleureux mais carrément hilarant: les fous à pattes bleus sont partout, et pas du tout effarouchés ils tapent du pied en nous regardant passer à quelques centimètres d'eux surement en nous traitant de tous les noms d'oiseaux ^^ !! Ils font leurs nids en plein milieu du sentier ce qui nous oblige à couper par les herbes pour découvrir le paysage particulièrement breton à l'exception des éléphants de mer au pied des falaises, des albatros et autres fous. Avant de rejoindre le continent nous faisons une petite plongée en PMT (palme masque tuba) pour profiter aussi de la faune sous marine !

Ce soir c'est une nouvelle séparation: les frèrots mettent Gwenola dans son car pour Quito, tandis qu'ils repartent plus au Sud ... Guayaquil City gonna kill you baby !

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lundi, 25 août 2008

En la selva amazónica

ecuador 2416.jpgPour notre ultima sortie tous les 5, on a decide de faire un sejour de 3 jours... en pleine jungle amazonienne.

Nous voila avec nos gros sacs, por la carretera de nuevo, pour un trajet de 6 heures de car. Les paysages changent, la vegetation se densifie et se decline sur tous les verts possibles, le climat devient plus lourd et beaucoup plus chaud, les visages des Quechuas des andes laissent places a ceux des indigenes de la foret, la route devient piste et s'enfonce dans la jungle jusqu'a deboucher a un fleuve digne de la couverture de l'Oreille Cassée de Tintin.

C'est ici qu'on doit prendre notre correspondance pour Campo Cocha et les cabañas de Nanambiiki où nous sommes attendus. Devinez où on charge nos bagages ? Dans une pirogue evidemment ! 20 minutes de navigation sur les eaux troubles, boueuses et inquietantes du Rio Napo, bordé par des rives impenetrables ne laissant rien entrevoir, on est totalement envahis et entoures par les bruits inconnus de la foret. On accoste bientot sur une berge vaseuse d'où se dessine un sentier qui arrive aux cabañas.

ecuador 2424.jpgLe Campo est destiné au tourisme communautaire et est géré par un jeune  couple franco-equatorien : Nolwenn une amie bretonne de Sarah et son mari Cesar un indigene Quechua tres implique dans les projets communautaires de son village ou il essaye de faire participer toutes les bonnes volontes. Il a cree ce camp il y a 5 ans et tout est en constante evolution. C'est un homme tres ambitieux, intarissable, tres interessant et avec el corazon sobre la mano. Ils ont une toute toute petite fille, Tamia, qui ne marche pas encore, mais qui vit dans la jungle avec ses parents. Elle sera trilingue franco-quichua-espagnol! Impressionnant!

Le camp est compose de 3 cabañas pour les touristes de passage, et d'une grande commune ou sont alignes a l'air libre 8 hamacs, un coin pour le feu de bois et un grand comedor. La famille de Nolwenn habite a l'etage. Les activites proposes aux touristes sont animes par n'importe lequel des habitants de la communaute, qui sont tous guides et travaillent au Camp des que Cesar les appelle. Ils sont tous aussi interessants et sympas les uns que les autres.

ecuador 2457.jpgNous, on a commence par... aller chercher de l'or avec Martha. Sur les rives du Napo, on n'a pas decouvert de pepites, mais le maniement de la batée n'a plus aucun secret pour nous. En revanche, a chacune de nos tentatives on trouvait a coup sur de la poussiere doree. D'apres Martha, 1 journee de travail rapporte 20 dollars si on revend l'or trouvé. Mmmm trop fatiguant pour rembourser notre voyage, changeons d'activite!
Nous voila au milieu du Napo, en maillot de bain, pieds nus, en faisant attention aux sables mouvants de la berge (veridique, nico et todoP ont pourri leur seules chaussures dedans a peine 30 minutes apres avoir debarque a Campo Cocha), a pecher au filet avec la meme adorable Martha. Le courant est tres fort et le resultat est peu fructeux. On ecope surtout d'un mal au pieds car le fond su fleuve est bourre de cailloux a cet endroit. Nola et Marion ont prefere utiliser ingenieusement le courant et les rochers pour s'improviser une seance de bain massant relaxant a la mode amazonienne. Apres un tour en pirogue artisanale officielle (tronc d'arbre taillé en creux) qu'on a quasi coulée à 6 dedans, on a enfin merite notre veritable baignade dans le rio. Raul nous accompagne, le fils de 15 ans de Martha. Il nous nous distance honteusement a la nage et nous attend cranement sur l'autre rive. On le suit. Je rectifie. On *essaye de le suivre*... Grave erreur : on est emporte par le courant, et au bord de l'epuisement on arrive sur l'autre rive, totalement decales par rapport a notre point de depart. On se repose et on en profite pour pour se parer de notre nouvelle tenue, qui va nous suivre douloureusement toute la semaine : nos piqures de moustique! On s'est fait literalement devorer... Entre les mini moucherons qui font saigner et les mosquos invisibles qui mitraillent la peau... une calamite!

ecuador 2508.jpg Le retour nous parait plus facile, heuresement. En rentrant aux cabañas, on s'asperge de 5 sur 5 et d'insect ecran, les pshits a moustiques inefficaces achetes en France. Nola gardera son flacon a la main, prete a degainer, et ne le lachera que 5 jours apres.

Le soir, premier diner, prepare par Martha, un delice. On est tous attables avec Nolwenn, 4 couples francais qui finissent leur sejour ici et Estelle, une volontaire francaise en poste pour 3 mois a Campo Cocha (Merci a elle pour son conseil de mettre nos chaussures dans les sables mouvants et speciale dedicace a son rire mmm :D), et Toupabo, le petit chien de garde nomme comme ca par des francais de passage. On a pu faire connaissance avec Magali et Clement qu'on retrouvera sur la cote quelques jours plus tard, mais surtout avec Nolwenn qui est hypnotisante tellement on boit ses paroles quand elle parle. Elle a un parcours exeptionnel et donne envie de s'investir a fond dans ses projets persos et de changer de vie comme elle l'a fait.
On apprend aussi qu'il y a des Anacondas et des pirahnas dans le fleuve, mais "no problemo, no estan en este parte del rio!"...
Mmmm n'empeche on a mange du pirhana ce soir, et on sait pas s'il venait vraiment du marche comme ils le disaient ou du fleuve pile en face des cabañas... (pour les curieux, eh bien ca a le gout de poisson :p).
En revanche on est un peu deg de pas avoir profite du diner de la veille : des larves geantes, sortent de gros vers qui rongent les bananiers. Cuits il parait que ca a un super gout de saucisses et c'est considere comme du caviar par les populations locales. Dommage pour nous...

ecuador 2583.jpgOn planifie notre journee du lendemain : grosse balade dans la foret primaire. On a hate! Tout d'un coup, cri de panique : una Tarantula (mygale du coin) s'introduit nonchalamment dans les cabañas des francais. Nolwenn a la rescousse la degage avec un baton. Du coup on fait beaucoup moins les fiers quand on va dans nos chambres. On inspecte partout, on pulverise 3 fois nos moustiquaire, on regarde 4 fois sous le lit. Nico, une fois pret a dormir decouvre une enorme sauterelle ailee demesuree sur la moustiquaire, au niveau de sa tete. Paniiiique. Il se leve, essaye de la chasser mais elle disparait dans un coin de la piece. On ne la jamais retrouvee.... Glups...

Le lendemain, consigne vestimentaires : surtout pas de chaussures ouvertes (ca on aurait pas eu l'idee) d'ailleurs ils nous pretent des bottes en caoutchouc (on a pas trouve mieux pour se balader dans la jungle, c'est parfait!) et vetements longs.
Le petit dej est anime par Cesar, qui nous montre "son" paresseux. On est subjugues.. Un jeune paresseux se tient la, sous nous yeux, avec son air ahuri, son visage beat, ses bras tendus au dessus de la tete, ses enormes griffes et ses mouvements au ralentis! Magnifique!
Cesar nous explique qu'en abattant un arbre, une famille de paresseux n'a pas eu le temps de s'en aller et est tombe avec l'arbre... La maman est morte sur le coup et Cesar a receuilli le jeune Osso Paressosso dans le but de l'apprivoiser. Il parait qu'il suffit qu'il accepte la nourriture donnee par des humains pour qu'il soit definitivement adopte. Manque de chance pour Cesar, ce paresseux refuse tout ce qu'on lui donne depuis 2 jours. Ce matin est donc le jour de sa "liberation", il est remis en liberte dans la nature. On a assiste a ce moment, pas bref, car la vie du paresseux est loin d'etre d'une velocite fulgurante :) TodoP a pu avoir la joie et l'honneur de porter ce petit animal tres leger et tres doux juste avant de le poser sur un arbre, lui dire adieu  et de le laisser vivre sa vie.

ecuador 2630.jpgPour nous aussi c'est le depart, pour 6 heures de balade dans la jungle. Ce fut le clou du sejour. Un depaysement total, des milliers de plantes inconnues, des insectes qui grouillent partout, des odeurs, des bruits... Notre guide etait Arturo, l'expert absolu de la communaute en  plantes medicinales, armé de sa machette et d'une fiole de liqueur de canne. Au fur et a mesure de notre camino il nous explique toutes les vertus des plantes que nous rencontrons. Selon la plante attention! Il faut macher la tige, boire le jus, manger la fleur, cuisiner les racines, faire secher les feuilles, melanger avec telle autre, etc, et surtout ne pas se tromper de mode d'administration et de posologie. Pour les filles, il suffit de croquer 1 fois par mois pendant 3 mois de cette plante et vous etes steriles a vie... Les mecs, vous pouvez prendre cette plante pour avoir les cheveux noirs tout le temps.... Sinon, une pincee de celle-là si tu as le palud, celle-là si tu as mal au ventre, tu appliques celle-là pour guerir une blessure, tu maches celle-là pour t'anesthesier... Il y en a des plus folkloriques telle que celle qui te permet de voir le futur, celle que tu mets sous ton oreiller pour faire revenir un proche de ta famille parti loin du pays, une autre pour qu'une fille tombe amoureuse de toi et si elle ne marche pas cette meme plante te permet de pêcher beaucoup de poissons... Logique... Il y a meme une plante "brosse à cheuveux"! Les filles s'en sont fait un stock.
Les plantes sacrees destinees aux shamans nous ont titilles. Elles ont un fort pouvoir hallucinogenes et font parti de l'initiation des shamanes indigenes, en activite dans toutes les communautes qui ont une croyance tres forte et serieuse en leur pouvoir. Les volontaires et les guides de Campo Cocha on essaye ces fameuses plantes, dont la "corna del diablo", et ont eu des visions etranges, soit disant beaucoup de reponses a leur interrogations personnelles mais surtout ont ete bien malades et ont fini en bons vomitos des familles... On essaiera euhh la prochaine fois?

ecuador 2643.jpgPause dejeuner en haut d'une colline surplombant la foret et le fleuve. Magnifique. TodoP part a la poursuite d'un papillon geant de 20 cm d'envergure d'un bleu eclatant pour le prendre en photo. Il n'est jamais revenu.... Le papillon, pas todoP :)
Les guides nous ont prepare notre repas dans des enormes feuilles qui nous servent d'assiettes. Ce fut delicieux. En dessert, apres notre Maracuya (meilleur fruit de la terre apres la Tomate de Arbol et la Naranjilla) le guilde arrache des plantes par terre. Il casse la tige et des dizaines de fourmis jaillissent de l'interieur. Il nous dit Vite vite mangez ! Incredules on ne bouge pas... Alors il nous montre : Il pose sa main sur la tige, les fourmis montent et hop il les avale vivantes!!! Bon, qui commence? Finalement on se jette tous dessus et.... MIAM!!!! Ca a le gout de citronelle! Promis!

Sur le chemin retour, apres avoir joue avec les lianes a la Tarzan, Arturo nous montre toutes sortes de fourmis, des geantes qui font la taille d'un pouce et qui procurent une douleur intense de 4 heures si on se fait mordre aux fourmis a longues pattes, a la queue jaunes, qui grouillent a une vitesse incroyable et qui font souffrir 48h durant apres une blessure... Mmmmm vive les bottes!

Au fur et a mesure de la ballade, et depuis le debut de la journee, Arturo remplit sa fiole avec differentes feuilles ceuillies sur le chemin. La mixture prend une couleur verte, puis rouge, puis la surface devient bleutee! Evidemment il nous la fait gouter a chaque etape de la transformation. Eh bien c'est un super remontant pour les cotes dans la jungle.

ecuador 2657.jpgLe soir on est epuises. On se lave dans le Rio avec nos gels douche, et on fini la soiree a jouer au Uno avec Raul sur des airs africains qu'a ramene Estelle. Nolwenn arrive a puiser nos dernieres forces pour nous montrer la confection du chocolat! Du cacaoyer, aux graines, à la poudre, tout est là! On fabrique une tablette pour le lendemain matin. Trop bon dans le lait, pur c'était un peu cramé...
Le lendemain, apres une courte visite de la communaute, on abandonne Francoise et Marion a leur triste sort de retour sur Quito pendant que les 3 autres suivent un nouveau guide jusqu'a chez lui pour une seance cuisine de "shisha" a base de yuka. Ca ressemble a fortement a du lait ribot a la fin :)
On a ensuite ete bluffe par la confection d'une nasse a poisson en tiges de palmier, ces memes tiges qui servent une fois tressees a faire les toits des maisons. On a termine l'apres midi par une mise en pratique d'une "trampa", piege pour animal de petite taille au coeur de la jungle.

Le moment des adieux est encore arrive trop vite, et on s'engouffre deja dans notre bus de nuit vers Puerto Lopez via Guyaquil ou on a l'intention de voir des baleines et des oiseaux a pattes bleues!
A bientot pour la suite des aventures!

samedi, 23 août 2008

¿Un descuento por favor?

DSC01538b.jpgApres une "despedida" dans un appart du centre de Quito et quelques danses, lever un peu plus tardif que prevu pour Otavalo, le plus gros marche d'artisanat du pays.
Et c'est parti pour une apres midi de folie pour les filles notamment, a la Pretty Woman Equatorienne, entre des stands multicolores et les communautes indigenes des alentours.
Sacs, ponchos, bijoux... tout ca avec un descuento por favor? La negociation n'est pas facile mais toujours tres sympathique. Nous reviendrons les mains et les dos bien charges, une bonne journee.

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vendredi, 22 août 2008

Que te vayas bien...

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Retour a Pisuli et a nos petites habitudes apres 3 jours (ah oui?) loin tres loin del barrio pour le dernier jour de campamento: les olympiades!!

Formation rapide des 6 equipes: Ecuador, Brazil, Russia, Jawaoc, Splin Boys, los Africanos et c'est le coup d'envoi...

C'est parti pour les relais brouette, bassine, 2 a 2, et les epreuves bowling, tirs au but, basket, lancer de cometes, memory, "mais qu'est ce qui a disparu?", enfilage de perles, frisbee etc...

Apres une matinee difficile pour les africanos et les splin boys, toutes les equipes ont reussi a apparaitre sur notre tableau des medailles. Nous avons ensuite celebre la victoire de Russia, l'equipe de Marion (l'argent revenant a Ecuador suivi par Francoise, puis le bronze aux Jawaoc encourages par Patricio). Nous avons offert un petit cadeau a chacun pour rappeler que... "l'important c'est de participer" , merci a tous les niños d'avoir joue le jeu, aux profs pour les explications qui auraient pu etre laborieuses, et a l'attention de chacun pour eviter la triche...

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Nous faisons un bisou special a Jenny, handicapee par sa jambe, qui s'est demenee toute la journee...

Le moment des aux revoirs, des derniers besos et des "que te vayas bien" est arrive, tout le monde emus... emus... :'/

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jeudi, 21 août 2008

Una vez, mi coranzito mio, Puerto Quito ...

paseo4.jpgMardi matin 7h au Plan, c'est le grand depart pour le Paseo, 3 jours loin de la ville pour nos niños qui decouvriront en meme temps que nous la foret tropicale de Puerto Quito. Les enfants sont au rdv et sur leur 31, tout mignon avec leurs petits sacs a dos, leurs nouvelles chaussures et leur belle coupe de cheveux. Les parents sont la pour accompagner leurs petits loups, nous les rencontrons pour la 1ere fois. Comme c'est bizarre les niños sont sages a cote des parents...

Nous attendons les 2 bus "escolar" qui ont un poquito de retard. Ah les voila, les enfants se precipitent dans les cars. He bien nan, fallait pas, il faut tout d'abord constituer les groupes. Que pena, nous serons quelque peu separe pendant ces 3 jours a notre grand desespoir. Les 27 plus jeunes avec Sarah, Serrine, Alex, Gwen, Francoise, Rocio et Patricio et les grands, 27 tambien, avec Nico, Gregoire, TodoPe, Rosa, Alonso et Marion. Apres 3h30 de route sur des airs de Reggaeton et quelques vomitos nous voila dans la chaleur de Puerto Quito. C'est le moment des "adieux": un groupe part vers la Cabaña principale et l'autre se met en route pour son campement, a au moins 5 bonnes minutes de marche !! Apres avoir pris connaissances des lieux (futurs lieux de bazar le soir au moment du coucher) nous sommes tous alles nous baigner dans la riviere la plus proche: moustiques un peu trop envahissants et eau fraiche mais un vrai bonheur pour les enfants qui s'y jettent sans hesitation malgre leur pietre talent de nageur, un agreable calvaire pour nous qui surveillions tout ca de pres. A noter Manuel se baignant en bonnet et pour les autres, quand ils ne sont pas dans l'eau tout habilles, c'est souvent avec le slip sous le maillot, que guapo! Le retour aux cabañnas fut un grand fiasco: les niños partaient dans tous les sens, a l'unique tienda du bled pour des glaces ou dans les jardins alors que la nuit allait tomber... Muy muy simpatico! Apres un retour au calme chacun a dine dans son comedor. La banane est l'aliment principal et quand elle est bien cuisinee c'est un regal! Tout le monde s'est retrouve apres la comida pour une veillee contes au coin des eclairs et de la pluie; Romel notre guide s'est charge d'occuper les niños avec ses legendes qui font peur... Chacun a rejoint son campement pour la 1ere nuit sous les tropiques, quel plaisir de dormir sans son gros duvet!

Apres un reveil aux aurores, direction la Finca de Puerto Rico (si si, Rico), plantation ecologique, pour decouvrir les richesses equatoriennes: cafe, cacao (le meilleur du monde, demandez a votre chocolatier), jack fruit, cannelle tropicale, papas de aire, noni, mandarine, citron, banane, yuca, et on en passe, le tout sous une dense vegetation. 2 heures de ballades tres agreables avec nos niños supers interesses et respectueux de la nature. L'apres midi nous sommes alles a une autre riviere, quel bonheur a nouveau de voir les enfants s'amuser, rigoler dans l'eau et de servir souvent de plongeoir pour leur plus grand plaisir. Pensee speciale pour Gwen et Panchita qui sont restees d'un bout a l'autre dans l'eau: un grand bravo a elles! Apres le repas nous avons pu assister a un spectacle de danse africaine, les enfants ont pu se dehancher autour du feu, un ñoñent tres chaleureux. Le retour au calme a mis un peu de temps, il semblerait que ce soir non plus les enfants n'aient toujours pas sommeil au grand desespoir des anims aui dormiraient bien maintenant tout de suite... Heureusement Alonzo est la avec sa guitare et notre prof de musique pousse la chansonnette pour bercer les enfants. Apres quelques cris, passages aux toilettes et rigolades, tout le monde s'endort enfin. Ouf.

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Re-reveil aux aurores pour notre 3eme jour de paseo. Rangement des cabañas, preparation des sacs et nous voila repartis, ciao Puerto Quito. Mais avant de retrouver notre barrio nous nous arretons a une cascade. Petite marche de 30 minutes pour decouvrir un petit coin de paradis, les enfants s'en donnent encore a coeur joie et les adultes aussi: certains (on ne citera pas Sarah, Patricio, Toup et Nico) ont eu le culot de sauter de la falaise a 10m de hauteur sous le regard ebahi des niños et de Alonzo qui est redescendu a pied... Apres cette derniere baignade nous sommes remontes deguster un jus de sucre de canne presse par les enfants eux-memes dans l'enorme pressoir de la Finca. Un delice! Puis repas typique: sopa, arroz, pollo et yuca. Nous reprenons finalement la route meme si les enfants ne veulent pas rentrer: mission accomplie, ce paseo leur a apparement beaucoup plu et cela nous rejouit! Arrivee vers 17h30 a Quito, nous remettons nos pulls et nous nous grattons tant et plus car les moustiques nous ont bien gates.

¡Merci a tous, c'etait top!

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21:14 Publié dans Paseo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paseo

lundi, 18 août 2008

La pellicula del Lunes

Aujourd'hui lundi : jour des Olympiades / JO de Pisulli (et oui il parait qu'en vrai y'a 2 L mais que ca se prononce comme un seul)

C'est donc cense etre le premier jour different de la routine qui s'etait installee la premiere semaine. On a tout organise, on sait comment vont s'enchainer toutes les epreuves, qui va s'occuper de quoi et tout et tout, ca va etre dement.... Et la, c'est la cata... Il pleut!

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On arrive a l'ecole, il manque pas mal de gamins, on annule definitivement les JO et on essaye de trouver des activites de remplacement a l'interieur : le 'Dibujar es ganado' fait fureur :p
L'aprem, on a une super idee : pourquoi ne pas les emmener tous au cinema ? Il suffit de prendre 15 de bus jusqu'a Cotocollao et ils seront aux anges car pour certains ca sera la premiere fois qu'ils iront au cine! Avant que les gamins partent manger on leur dit de bien revenir a l'heure car une 'Grande Sorpresa' les attend. Le midi on envoie Gregoire acheter les billets pour une sceance vers 14h30 ou 15h00 pour un film sympa qui plaira a tout le monde.

ecuador 1764.jpgPaniique, il revient bredouille : il n'y avait que La Momie a 16h... On doit annuler le cine... Pourtant on a promis une surprise aux enfants... TILT idee salvatrice : on achete 3 rallonges de 40 metres, on embarque la TV de l'appart et son lecteur de dvd video, on passe a la boutique de films pirates et on achete pour 1 dollar Kung Fu Panda et hop on charge tout ca dans le bus. On fait passer le courant a travers tout le terrain jusqu'a une des classes improvisee en salle pas obscure, on branche tout, et on a le droit a quasi 2 heures de fous rires et de sourires d'enfants concentres et emmerveilles devant la tele.... Magique, et pari reussi!

Rendez vous vendredi pour les vrais jeux olympiques de Pisulli.

dimanche, 17 août 2008

Un mar en los Andes

Ce matin, comme souvent le matin, nous sommes en retard. On finit les sacs, un pour les filles, un pour les gars, et on sort en essayant de ne pas réveiller Sarah, Serrine et Grégoire qui veulent profiter de la grasse matinée de ce samedi.
Faut dire qu'hier soir la soirée a encore été bien arrosée: nous étions invités chez des amis français de Sarah, on y a notamment gouté une salade composée aux fraises/mâche/parmesan en admirant la vue sur Quito. On y a croisé Nadia et Morgane avec des amies américaines, et Andres qui se préparait à faire l'ascension du Cotopaxi ce même week-end. C'est sur ses conseils que nous sommes en route vers le Quilotoa, avec le plan de bataille à suivre à la lettre écrit sur une feuille volante.
C'est simple: prendre le bus jusqu'à l'occidentale (25cents/pers, 10 min), de là prendre un autre bus vers le terminal terrestre (50cents/pers, 40 min), acheter nos billets pour aller à Latacunga (2$/pers, 2h00, avec le même CD en boucle), de là commence la fameuse boucle du Quilotoa, un nouveau trajet en bus (2$/pers, 2h30) sur les routes escarpées des Andes jusqu'à Zumbahua où nous devons trouver une camionnette qui veuille bien nous conduire jusqu'à la lagune (négociée à 1$/pers, 30 min) !

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Enfin arrivés, nous voilà installés, seuls clients du Princessa Toa, petit hotel de bois tenu par une sympathique famille Quechua.
C'est dans le froid glacial de la fin d'après-midi que nous découvrons ébahis le cratère impressionnant et sa lagune turquoise. Pas de temps à perdre, nous avons juste le temps avant le coucher du soleil de descendre les 400m qui nous séparent du fond par le sentier sablonneux et abrupte et de remonter. La descente est facile malgré le froid et le sable qui rentre dans les chaussures, peut-être gràce au spectacle magnifique qui s'ouvre sous nos yeux, ou peut-être simplement parceque ça descend !! En bas seule une petite plage est accessible, de part et d'autre ce sont les falaises du bord du cratère qui tombent directement dans les eaux transparentes de la lagune. Hormis la pluie rien ne vient l'alimenter. On peut voir au travers de cette eau alcaline des algues vertes qui lui donnent sa couleur.
Pour les motivés il est possible de camper là, les sportifs peuvent louer des canoés et les feignants peuvent demander à remonter le sentier à cheval, guidé par un gamin. Nous avons pris notre courage à 2 mains et nous avons gravi à pied le cratère dans la lumière du soleil couchant. Pas évident à 3800m, certaines ont même cru revivre l'ascension du Pichincha... Mais nous avons été poussés par la honte de nous faire doubler nonchalament par un petit groupe de femmes Quechua, toutes en jupe et chaussures à talon, sans oublier leur inséparable chapeau.

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En haut nous pouvons souffler, mais pas trop longtemps: le soleil s'est couché et le froid se fait encore plus mordant. Mais le petit groupe de Quechua est là pour nous accueillir avec un étalage de ponchos d'alpaga, bonnets péruviens, chales, gants et mouffles multicolores. Chacun complète ainsi son attirail de petit Andins, et nous partons naïvement nous mettre au chaud dans notre hotel... Mais 4 murs de bois n'isolent rien du froid, et la douche glacée mise à disposition n'arrangera pas les choses. Vivement le diner, sa soupe chaude aux pieds de poulet et un bouillant maté de coca pour l'altitude !
C'est donc emmitouflés dans un maximum de vêtements que nous avons rejoint la petite famille andine à l'étage pour le diner. Après ce repas revigorant nous avons tenté d'initier les enfants aux rudiments du tarot pendant qu'Andres le papa nous présente les toiles qu'il peint sur la région. On en profite pour se rencarder sur le périple que nous prévoyons pour le lendemain: faire le tour complet de la lagune par le chemin de crète, en gros 6 bonnes heures de marche. Lui nous propose plutôt ses services de guide pour faire une rando à travers la campagne environnante jusqu'au village de Chugchilan, à 6 heures également. S'ensuit moulte pourparlés pour finalement décider que nous ferons la rando vers Chugchilan mais en solo: ce sera plus fun de se paumer au milieu des Andes et plus économique !!
Il est 21h, on est crevé, direction dodo, le lever est prévu a 7h. Nola et Françoise décident de dormir dans le même lit pour avoir plus chaud, avec 6 couvertures et leur bonnet ...

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Quel plaisir le matin de découvrir la lagune sous un ciel bleu immaculé. Les couleurs sont magnifiques. On est remonté à bloc pour notre rando. Pour l'itinéraire: le lonely planet et notre flair incomparable. Démarrer en faisant le tour du cratère dans le sens des aiguilles d'une montre. Par le sentier et pas directement sur la crète comme on a commencer à le faire. Au bout d'1 heure de marche dans un paysage à couper le souffle on est censé tomber sur une zone sablonneuse. La 3eme plus précisemment depuis le départ... Est-ce la bonne, pas la bonne, on verra bien. Toujours est-il qu'il faut quitter le sentier de crète et la lagune pour redescendre de l'autre côté en longeant une rangée d'eucalyptus. A partir de là la végétation change, on se retrouve comme à la campagne! Sauf qu'à la place de mouton, on croise des lamas, et à la place de mas provençaux (prononcez MA, sinon Françoise sera pas contente) ce sont des haciendas equatoriennes. On traverse des champs, un village presque fantôme, de minuscules passerelles de bois au dessus de ruisseaux, on entend la mélodie d'une flute de pan au loin, on croise des femmes battant le blé et des couples ramenant quelques provisions dans de gos baluchons accrochés dans le dos... Pas de doute, nous sommes en plein pays Quechua, au milieu des Andes! L'esprit totalement à la contemplation, nos jambes avancent toutes seules. Mais attention danger, tout à coup, sans crier gare, la plaine que nous traversons depuis quelques minutes s'arrête nette, comme coupée au couteau et gommée du paysage. Nous sommes sur le bord d'une falaise, la plaine a l'air de continuer mais 100m plus bas. Chugchilan, notre destination, se trouve juste en face de nous, séparé "simplement" par ce canyon.

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C'est là que l'on décide de faire la pause casse croute: pain, fromage equatorien (que du bonheur pour les papilles, hein Gwenola?) et du jambon, oreo et gaufrette en dessert, surveillés 4 gamins qui travaillaient dans le champs voisins et qui nous ont suivi jusqu'ici. Le ventre plein nous pouvons continuer notre route. Le sentier à flanc de falaise se rétrécit de plus en plus et il devient impossible de se croiser. En bas un dernier cours d'eau à traverser avant d'entamer la dernière portion: 1h30 d'ascension agrémenté par le discours peu intelligible d'une veille Quechua pour atteindre finalement Chugchilan. On cherche alors une petite terrasse agréable pour nous poser et boire une bonne Pilesener, mais c'est le chauffeur d'un bus stationné là qui nous alpague: c'est le dernier bus de la journée pour Latacunga, départ immédiat. Nous voilà reparti instantanément pour 6 heures bus et de bachata non stop (aïe aïe aïe, me duele el corrazon) !

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El Quilotoa

Apres notre semaine rythmee par le Campamento, avec ses enfants autant attachants qu'extenuants, on a pu s'echapper a la Laguna du Quilotoa, paradis sur terre!

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Avant de vous en raconter 100 fois plus sur les enfants qui sont geniaux et la ballade magnifique de 2 jours au cratere, on vous fait languir avec ces 2 photos.
Promis + de news plus tard mais la on se prepare a partir demain a 7h du mat pour le Paseo a Puerto Quito ou nous emmenons nos 60 niños pendant 3 jours. Ca va etre enooooooorme! (et surtout tres sport!!!)

Prochain message a notre retour jeudi soir si tout se passe bien, bises a tous et merci pour tous vos messages!

vendredi, 15 août 2008

¡Dame la pelota por fa'!

ecuador 1006.jpgNe vous inquiétez nous sommes toujours la mais tres occupé, par qui? los niños claro...
Depuis lundi ils rythment nos journees et QUE CHEVERE !! Tous aussi choubidou les uns que les autres...Mathias, Tatiana, Kevin (au nombre ce 4), Erika, Jerson, Brian, Israel, Josue, Mikelly, Bernardo (special dedicace), Karen, Henry et tous les autres ( ils sont environ 48), nous vous dedions cet article. Quand ils ne sont pas accroché sur notre dos, on essaye de leur faire profiter de notre programme olympique. Lundi nous avons commencé le campamiento, difficilement il faut le dire, très difficilement meme, comment rassembler 50 niños avec un espagnol quelque peu hésitant, si vous avez la recette on prend...Plus la pluie qui s´invite l´après midi waouuuuuh...Mais rassurez vous l´ambiance était bien meilleure avec l´Afrique et le soleil en invités d´honneur. Mercredi l´Asie et hoy l´Europe. Les activités tops: la balle au prisonnier, le pied ball, l´origami, coloriage, perle, foot, cuisine, scoubidou, basket, ping pong et poule renard vipère...Les flops: l´accroche décroche, le facteur, le chef d´orchestre, le tableau des médailles et quelque fois notre espagnol (mais noooon c´est une blague, on maitrise graaaave). Demain dernier jour avant un week end bien mérité...nous ne l´avons pas encore programmé mais ca va le faire c´est sur !!!!!

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jeudi, 14 août 2008

¡Hola Vecino!

Comment se passe nos journees de Campamento ? La reponse, aqui en directo :barrio.jpg
Une journee type commence par un reveil vers 7h30, un mate de coca en desayuno et un depart a 8h45 de l'appart, situe dans le quartier de la Roldos.
(Il s'agit des quartiers nords de Quito, sur le flanc de la montagne. Plus on monte haut, plus les barrios sont pauvres. La Roldos est juste en dessous de Pisulli et il ne reste au'1 quartier au dessus ou les maisons sont de plus en plus espacees et ou on a vraiment l'impression d'etre a la montagne. La Roldos reste tres urbanisees avec une vie de quartier ressemblant a un petit village avec sa panederia, sa laverie, Juanita la vendeuse de legumbres (les meilleurs radis et avocats du monde), de multiples boutiques bazar, quelques cyber cafes tous aussi lents les uns que les autres, tout le monde qui s'appelle Vecino ou Vecina)

ecuador 2228.jpgPour se rendre a l'ecole depuis l'appart, ca n'est vraiment pas tres loin. En revanche, c'est haut et tres en pente!!! On lutte a 3000m pour grimper la cote... Donc le matin, on prend le bus (Paquicha ou Aguila Dorada) pour monter. Attention: place assise obligatoire car le bus va a fond la caisse et comme la route est escarpee et defoncee, c'est strictement impossible de tenir debout sans tomber. Il n'y a qu'une seule sorte d'humain qui y parvient: le controleur qui passe voir tous les passagers a chaque trajet et a qui on paye nos 25 cts de ticket. Lui il est facilement reconnaissable a sa liasse de billets qu'il plie en 2 dans le sens de la longueur et en fait un eventail dans chaque doigt...
La descente, on la fait toujours a pied car c'est l'occasion de rencontrer toutes les familles des gamins sur la route, et de porter quelques niños sur quelques metres encore s'ils n'avaient pas eu leur dose pendant la journee :p

ecuador 894.jpgPendant qu'une partie d'entre nous accueillent les premiers enfants a 9h00 a l'ecole en leur donnant une pelota de basket, les autres passent chez les commercants du quartier affilies a la fondation : une boulangerie et un frutier a qui on achete tous les matins 120 pains de dulce ou de sal, des bananes ou des ananas (relous a couper) et du queso ou du yogurt.

Vers 9h30, tout le monde, enfants comme volontaires, est a l'ecole. On commence donc le petit dej. Les enfants pour la grande majorite n'ont rien a manger chea eux. Ce moment est donc vraiment important pour eux. Ils se mettent en file en 2 secondes pour recevoir leur part. On doit faire la police pour qu'ils aillent d'abord se laver les mains. (instant tres folklo quand ils se passent le Jabon de mains en mains et a peine ils l'ont effleure du doigt ils estiment etre propres des pieds a la tete et courrent se remettre dans la file du miam).

Une fois leur desayuno fini, on commence les activites exterieures pour les grands, et manuelles a l'interieur pour les petits. Les salles de classes sont en renovation et n'ont pas de vitres aux fenetres donc a l'interieur : pas de soleil et ca caiilllle a cause du vent. A l'exterieur : coups de soleil assures et on est creves en 2 secondes car les enfants courent partout et donc nous aussi :)

ecuador 905.jpgLe midi pas de repit non plus car 5 ou 6 gamins ne peuvent pas rentrer chez eux et on doit les garder. On fait des tours entre les animateurs pour aller manger nos 'combos almuerzo' dans le quartier : soupe au bouillon avec une patte de poulet avec les ongles et tout pour donner le gout + un assiettee de riz crudites et poulet + un jugo du jour comme boisson.
A 14h les enfants reviennent et certains, bien que rentres chez eux, n'ont pas manges + qu'une banane.... Ca fait mal au coeur... La journee se decline ensuite comme la matinee en essayant d'enchainer sans aucun temps mort les jeux. A 16h45 nouveau rituel de 'lavarse las manos' car on termine toujours les journees par un gouter (meme menu que le petit dej). Les enfants rentrent alors chez eux pendant qu'on range les aulas et qu'on fouille le terrain a la recherche des ballons perdus et des frisbees oublies. On ramene a l'appart le materiel qui craint un peu (bien que les salles soient cadenacees la nuit, les terrains de basket sont squattes par les bandes de Pisulli)

ecuador 957.jpgArrives a l'appart, on est.... creves!!! On fait chauffer de l'eau pour le the au mate de coca qui a des vertus apaisantes contre la fatigue et l'altitude. On fait les tours de douche et on lance les aperos au ti punch avec les citrons verts de Juanita :)

Revigores par le mate, le soir, avec Sarah, Serrine, Alex, Greg, Shantel, Patricio (un des profs jeunes et hyper cool admires par les enfants a cause de ses habits baggys et ses tatouages hiphop) on sort a Quito (1 heure de bus) a la Marescal le quartier des gringos, une ambiance a des annees lumieres de la Roldos. Ici on ne croise que des occidentaux, il n'y a que des bars et des boites et on danse sur les rythmes salsas et reggaeton. A cette heure ci, evidemment plus de bus pour rentrer alors on s'entasse jusqu'a 7 dans des taxis (sisi!!!) et retour a nos duvet douillets de la Roldos ou on peut dormir berces par le bruit des karaokes a pleine puissance du quartier, toujours des chiens perches sur les toits des maisons et bien entendu du son de la flute a bec de la voisine folle qui souffle comme une deratee dedans sans faire la moindre note... Quelques heures de sommeil bien merites et c'est reparti pour un tour!!!!

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samedi, 09 août 2008

Ganadores del Pichincha… 4713m lo hicimos!

Lever 7h30 pour la grande ascensión. Apres une queue d’1h, nous voila dans le telepherique avec une vue panoramique sur Quito entoure par ses volcans. Arrives la haut, c’est parti pour 4h de marche en compagnie de Francois, president d’Ecuasol, Sarah, Andres, Joco et des jeunes alpinistes.
Deja l’altitude se fait sentir, on manque de souffle, et ca monte raide.
Des sortes de mini cactus rouges, des plantes grasses surprenantes a 4000 m…
Petit a petit on arrive dans les nuages et le froid nous saisit.
Ultime etape l’escalade, heureusement Andres est la pour nous aider…
La descente s’avere ensuite beaucoup plus facile avec courses endiablees dans le sable !!!!

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vendredi, 08 août 2008

Calles de Quito

ecuador 452.jpgOuverture des JO…en route pour Quito, le quartier colonial tout d’abord. On se ballade dans des ruelles escarpees, colorees, encadrees par de blanches facades de maisons coloniales, ses eglises, le tout surplombe par la Virgen de Quito.
On arrive soudain sur la Plaza grande, de San Domingo ou de San Francisco ou l’on croise des petits cireurs de chaussures qui reperent vite celles de Francoise (…), des viejos courbes sous des charges inimaginables (pierres, cartons, arbustes…), des equatoriens sortant de nulle part qui ne veulent pas parler qu’anglais ..
On n’arrivera pas a admirer la plus terrifiante de Quito du haut de la basilique a 5 min pres, malgre nos sourires et notre espagnol !
Les statistiques du ministere ont bien failli monter grace a nous, avec la perte successive de Marion, puis Gwenola.
Difficile de trouver paysages plus escarpes, une ville adossee a la montagne, tres animee le jour mais qui s’endort la nuit tombee.

Il faut alors rejoindre le Quito moderne, celui des gringos, avec le quartier de la Mariscal. Apres un repas crepes bretonnes ou pain garni, avec des amis des volontaires, nous allons nous tremousser sous les sunlights de quelques uns des bars de Quito…

Un environnement bien different du quotidien del barrio !

Nous retournerons a Quito pour la fete de l’Independance, le 10/08, ou les bousculades sont nombreuses autour des scenes qui ont envahi les differentes places. Nous ne ferons pas de decouvertes musicales mais nous passerons un bon moment a faire des dessins aux crayons de couleurs dans un cafe de la Ronda, autour d’un canelazo, avec Andres et ses amis.

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jeudi, 07 août 2008

Accion despues de la planificacion

maison.JPGAujourd'hui on descend au centre, a Cotocollao: c'est la mission courses!
Apres avoir passe une journee a tout planifier (des 15 jours de colo jusqu'a nos soirees dans la semaine) il est temps de passer a l'action et d'aller faire nos emplettes de materiel pour les activites del campamiento.
30 minutes de bus a 15cts plus tard, les fesses pleines de bleus, nous voila en train de faire le tour des supermercado, papeleria et vendeurs de pelotas de futbol.


Bonne tranche de rigolade pour faire comprendre tout ce dont nous avons besoin, mais ce sont les sacs remplis de papier crepon, feuilles de canson, feutres, scotch, attaches parisiennes, peintures, ballons et cerceaux que nous sommes aller deguster enchiladas, empanadas de camaron y de queso et humites ... Miam !

Buen provechos todos :)

mercredi, 06 août 2008

Bajo el sol

News du jour : ¡Que calor!

Matinee sur notre "toit du monde" pour la preparation del campamiento. Au menu: Afrique, Oceanie, Asie, Ameriques et Europe agrementes de tomate, beret, chat et souris, scoubidous, chore Kuduro...

Yapuka traduire tout ca en español....!

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mardi, 05 août 2008

Los gringitos en el barrio

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ecuador 144.jpgArrivee a Pisuli et deja les premiers chocs!

Choc emotionnel: nous sommes accueillis chaleureusement par les 3 volontaires francais qui resident sur place. Sarah, Gregoire et Serrine sont remontes a bloc pour nous faire partager leur vie ici.
Choc thermique: -10 degres dans l'appart :o
Choc spatio-temporel: l'appart est gigantesque, duplex, salon canape, 2 salles de bains, 3 wc, terrasse panoramique "le Toit du Monde" avec vue sur le Cotopaxi enneige, horaires locaux incongrus (leve del Sol a 5heures et nuit a 18)
Choc corporel: pas d'eau chaude ca ravigotte
Choc deco: des boites militaires en guise de placards genereuse donation de l'ambassade belge, une fois

Tout va bien donc, on dort paisiblement hormis nos 3 couches de polaire Quechua, les milliers de chiens errants qui aboient sans arret, la vecina qui souffle dans sa flute andine toujours la meme note, les avions, les camions et le coq.... :)
Au ptit dej', mate de coca pour l'altitude et confiture de bolojo.

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Sarah, Greg et Serrine nous filent des complexes en español. Respectivement sur le terrain depuis 1 an et demi, 4 mois et 2 mois, ils sont ici chez eux, apprecies de tout le quartier ils nous font visiter el Barrio.

Hasta luego amigos!!!

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lundi, 04 août 2008

Bogota sin bigote

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Hola de Bogota

Apres nos 12 heures de vol, notre Kung Fu Panda et notre Iron Man, 7 heures dans les duty free et l'aeroport de Bogota, on vous l'avoue, on le sentait pas ... Fouler du pied le sol Colombien, c'est le defi qu'il nous fallait.

Le passage de la douane s'est fait sans aucun probleme, nous laissant dans un hall d'aeroport quelque peu spartiate: c'est la qu'on retrouve Diana, notre guide colombienne improvisee la veille grace a Guillaume, un ami parisien qui a ses contacts sur place.
Nous voila en route vers le barrio Candelaria, ses rues etroites et pavees, ses maisons colorees, et ses porches decores. Un tour au museo del oro, un coup d oeil aux oeuvres de Botero, une degustation de cafe et de jus de lulo, et c est deja l'heure de repartir a l'aeroport.

Depaysement et enchantement total, plaisir ephemere dont nous nous sommes delectes en sachant que ca serait court et que c'etait deja une chance enorme d'etre la, juste present au milieu de la capitale colombienne avec une guide particulierement loca !

On remercie encore bcp Guillaume pour avoir organise ca depuis paris, et Diana pour son accueil!

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La despedida

Copie de départ quito !! 001.jpgHola todas y todos, amis lointains ou très proches, habitants de tous les pays et de tous les continents, dans quelques heures un puissant vaisseau cosmique nous emportera loin en Equateur.

Nous peinons à décrire ce que nous éprouvons mais il nous semble que nous avons vécu toutes nos vie dans l'attente de ce moment là. Nous avons vraiment le sentiment d'engager un combat sans précédent avec la nature.


L'engin fonctionne normalement...
Le moral est bon, nous poursuivons le vol, tout va bien !!!!

dimanche, 06 juillet 2008

Solidays@LaGuilde

Mission de solidarité vous dîtes? Eh bien on ne pouvait pas passer à côté des Solidays qui se déroulaient ce weekend à Paris.

L'équipe au complet on a tous vibré sur Tiken Jah, Dub Inc., Patrice, Asian Dub, Hocus Pocus, Beat Assailliant, les Cowboys Fringants, Java ou encore Toots & the Maytals.

Oui on pourra dire à nos petits-enfants, ON Y ETAIT! Et c'était énorme! solidays 056.jpg

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Quelques vidéos : http://www.dailymotion.com/avelatao/solidays

Bizzz

dimanche, 29 juin 2008

Quien quiere mis pasteles?

Coucou,

Aujourd'hui, nous avons fait une vente de gateaux au jardin du Luxembourg au profit de la mission.
Les fonds récoltés grâce à nos ptits brownies, cake rhum raisins et autres financiers serviront à emmener les enfants en sortie, hors du bidonville.
La plage? La montagne? La jungle? Eh bien ça sera comme son nom ne l'indique pas la forêt équatoriale de... Puerto-Quito!

http://www.puertoquito.com/
http://www.rainforestecuador.com/

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En attendant de vous montrer des photos de là-bas, commençons humblement par celles du Luxembourg où a pu récolter quand même 400 euros! Merci les gens :)

Hasta luego y buen provecho!

samedi, 28 juin 2008

Bienvenidos!

Bienvenue sur le blog de la Calle Pisuli!

juin 2008 021.jpg Après la journée de formation aux missions de La Guilde où nous avons tous fait connaissance, nous pouvons présenter les membres de l'équipe!

De gauche à droite : Françoise, Nico, Gwénola, Toup et Marion.



Rendez-vous tous ensemble à Quito en Equateur pour aider l'association ECUASOL (www.ecuasol.org) qui s'occupe d'enfants défavorisés dans le bidonville de Pisuli sur les hauteurs de la capitale.

Nous intervenons pendant les vacances scolaires, et essaierons d'éviter que les enfants ne soient désoeuvrés dans les rues ("calle") de Pisuli. Nous allons essayer de leur organiser une mini colonie de vacances sur le thème des Jeux Olympiques + une sortie sur plusieurs jours en dehors de la ville.

A++ pour la suite des aventures